
Gestion des matières résiduelles sur le territoire
En 2006, on estime que près de 93 % de nos « déchets », que l'on appelle désormais des matières résiduelles, pourraient et devraient être réemployés, recyclés, compostés ou valorisés. À première vue, le contenu de nos poubelles peut paraître négligeable. Mais, additionné à celui de tous les foyers de la Communauté métropolitaine de Québec, cela fait près de 260 000 tonnes par année ! Ces matières pourraient remplir 32 500 camions d'ordures. En 2007, 43% de nos ordures étaient valorisées. Un pas de géant, étant donné que nous valorisions seulement 22% de nos matières en 2002.
En 2007, sur la Rive-Nord de la Communauté métropolitaine de Québec un peu plus de 260 000 tonnes de matières résiduelles ont été produites par les citoyens seulement. Il s’agit du tiers des matières résiduelles du territoire. Les autres secteurs soient les industries, commerces et institutions (ICI) et le secteur de la construction, rénovation et démolition (CRD) produisent les deux tiers des matières résiduelles du territoire. Comme mentionné plus haut près de 43% des matières résiduelles en provenance du secteur résidentiel ont été valorisées ou encore 48% si on convertit la donnée en taux de valorisation. C'est mieux que la moyenne provinciale, qui se trouve aux environs de 36 % en 2006 pour le secteur résidentiel, mais encore loin de l'objectif des 60 % prescrits par le gouvernement pour l'ensemble des municipalités d'ici 2008. Ces chiffres nous interpellent tous! Le recyclage a connu des avancées importantes ainsi que la valorisation des encombrants. Il faut maintenant se pencher sur la valorisation des matières organiques et plus prioritairement sur la réduction des quantités générées. Ce sont les grands défis des prochaines années.
En effet, l'incinérateur fonctionne à pleine capacité et les résidus d’incinération sont enfouis au lieu d’enfouissement technique de Saint-Joachim. Rappelons que la capacité totale du LET est de 6 700 000 m.c. (10 000 000 tonnes) pour une durée de vie de 60 ans. La seule solution, avant que l’incinérateur ne soit à bout de souffle, c'est une diminution de la quantité de nos déchets puisque la majorité des ordures ménagères collectées sur le territoire y sont acheminées. Diminuer l’apport de déchets, c’est prolonger la durée de vie du LET et éviter le développement d’un nouveau site d’enfouissement.
Composition moyenne d’une poubelle:

(Selon la caractérisation 2006 de Recyc-Québec)
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